Fiction transmedia : les recettes des pervasive games
La fiction transmedia connait depuis quelques mois un fort engouement mais n’en reste pas moins à ses débuts. Une pratique naissante qui se cherche encore des outils et des méthodes. Sur ce terrain il y a certainement quelque inspiration à trouver du côté des jeux pervasif, c’est-à-dire les jeux qui s’affranchissent des frontières physiques, temporelles et sociales associées à des jeux “classiques”, qui sont joués maintenant depuis plusieurs années. Je vous livre quelques principes trouvés dans le livre Pervasive games : Experiences on the boundary between life and play de M. Montola, J. Stenros et A. Waern (blog des auteurs), ouvrage que je ne saurais trop vous recommander si le phénomène des ARG vous intéresse.
Narration distribuée : la narration est constituée de fragments distribués sur différents supports. Tout fragment doit contribuer à la narration. Une narration distribuée implique que toute l’audience n’a pas accès à l’ensemble des fragments. On recherche donc à les rendre indépendants les uns des autres autant que possible.
Participation à la carte : le public doit pouvoir accéder à l’intrigue tout en choisissant ses canaux de communication préférés. S’il accède à un contenu télévisuel mais pas aux réseaux sociaux, son expérience ne doit pas en être dégradée (l’histoire en sera certes moins riche, mais le sens en sera conservé). L’indépendance entre fragments est désirable mais l’indépendance entre canaux est essentielle.
Contenus hors de portée : non seulement la possibilité que les participants puissent ne pas avoir accès à l’ensemble des contenus est prise en compte dans le caractère distribué de la narration, mais il peut être intéressant de s’en assurer pour permettre l’émergence d’une histoire collective (voir ci-dessous). Pour réduire les possibilités qu’un participant ait accès à l’ensemble des contenus, on peut le cacher (ou au moins ne pas en faire publicité, en comptant sur la communauté pour tomber dessus), ou en publier en surabondance (tous les contenus ne contribuent pas à l’intrigue principale, mais sont tous porteurs de sens – il ne s’agit pas de créer du bruit…).
Histoire collective : intrigues et personnages donnent lieu à des interprétations différentes même lorsque l’ensemble de spectateurs a été mis en présence du même support. C’est d’autant plus vrai lorsque tout le monde n’a pas été exposé aux mêmes fragments. De cette confrontation collective émerge non seulement une description de l’histoire contée mais aussi une histoire de la manière dont chacun a découvert les fragments de l’histoire. Cette histoire collective peut se révéler autant si ce n’est plus importante que l’histoire contée (j’imagine par exemple que c’est un facteur important du succès de Plus belle la vie).





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par Les tweets qui mentionnent SVN » Fiction transmedia : les recettes des pervasive games -- Topsy.com
28 juil 2010 à 10:36
[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Charles Ayats et Pierre Pradal, Nils Oj. Nils Oj a dit: Les recettes des "pervasive games" pour la fiction #transmedia http://ow.ly/2hCaR #ARG [...]